Publié le 30 Avril 2016

Lors de ma dernière sortie sur cette place suivie assidument depuis quatre printemps, je n'étais pas placé au mieux. Le peu de traces sur la neige dure ne laissait pas imaginer le meilleur emplacement ; la vieille neige béton rendant compliqué le terrassement, je m'étais mis un peu trop bas sur un petit replat et les photos n'avaient pas un arrière-plan intéressant.

Fort de ce repérage et de l'intensité des traces que je découvre en arrivant ce matin à 4h30, je sors la pelle et fabrique une belle plate-forme dans la pente à quinze mètres du centre de l'arêne, le long d'un épicéa avec un bel arrière-plan.

5h00. Je suis en place. A la minute près par rapport à mes observations antérieures mais à la même date, les premiers coqs arrivent (5h35).

Le bal peut commencer. 

Je ne ferai pas de photo de combats car il y en aura peu curieusement ; en revanche, deux poules s'inviteront sur la place.

Départ des oiseaux un peu anticipé (7h45) à cause du passage d'un aigle royal.

Photos réalisées au Canon 6D + 300 mm, rarement avec l'extender 1,4x étant donnée la proximité. Développement dans Lightroom 5.

Encore peu de lumière mais un bien joli coq

Encore peu de lumière mais un bien joli coq

Flou non volontaire mais que j'aime bien

Flou non volontaire mais que j'aime bien

Durant le court moment rosé

Durant le court moment rosé

Arrivée d'une poule sur la place publique

Arrivée d'une poule sur la place publique

Immédiatement courtisée

Immédiatement courtisée

Lever de soleil, mais pas encore sur la place

Lever de soleil, mais pas encore sur la place

Quatre des cinq oiseaux mâles

Quatre des cinq oiseaux mâles

Deuxième passage d'une des deux poules ; à moins que ce ne soit une troisième

Deuxième passage d'une des deux poules ; à moins que ce ne soit une troisième

Un bien bel oiseau

Un bien bel oiseau

Avec le multi 1,4x pour cadrage plus serré

Avec le multi 1,4x pour cadrage plus serré

Avec le soleil

Avec le soleil

Deux coqs encore bien actifs

Deux coqs encore bien actifs

Dernière image avant l'arrivée de l'aigle

Dernière image avant l'arrivée de l'aigle

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Rédigé par lta38

Publié dans #tétras-lyre

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Publié le 28 Avril 2016

J'aurai pu titrer autrement compte tenu de la surprise arrivée en haut du couloir mais je préfère cette phrase lancé par Nico Moss', un des trois compagnons du jour et avec qui j'ai partagé de nombreuses pentes depuis plus de dix ans. C'est aussi à lui que l'on doit cette sortie alors petit clin d'oeil.

Trois jours avant, je lance l'idée de cette sortie de l'après-midi : de la neige tombée à 800 m d'altitude, 40 cm de fraîche au-dessus de 2000 m, l'isotherme 0°C à 1800 m soit mieux qu'en de nombreux jours de décembre-janvier (!!!), grand beau et flux de nord -> cela ne devrait pas bouger, sauf bien sûr dans les versants plein soleil. 

Je pensais aller au-dessus du lac de Crop pour limiter la route et le portage mais le Nico est gourmand et, bien que tout à fait partant quel que soit l'objectif, je sens bien qu'il aimerait une pente un peu plus soutenue et surtout de plus d'ampleur que les micro-couloirs, aussi raides soient-ils, de la rive gauche du Muret.

Je vends donc à la petite troupe une face nord du Grand Charnier d'Allevard, à vue bien sûr (on ne va pas se fatiguer), face que j'ai déjà skiée en mars 2005 avec Jacques Cayuela que je salue à cette occasion.

Première ascension : les Plagnes. Classique. On connait, c'est vite plié.

L'hiver dans la montée aux Plagnes

L'hiver dans la montée aux Plagnes

Première descente : le col de Claran. Une longue traversée sans intérêt mais il faut bien la faire. Cela permet aussi de se retrouver dans la "grande" Belledonne.

Seconde ascension : le Grand Charnier. A chaque fois, j'y suis venu en gravissant au préalable le Petit Charnier (et avec une manip' supplémentaire donc) mais les conditions sont tellement bonne qu'elles nous permettent de l'escamoter en traversant à peaux la raide et exposée face ouest du Petit Charnier. Gain : trente à quarante minutes !

La suite est somptueuse : raide montée à peaux jusqu'à l'épaule puis l'arête nord à pied en mettant les mains (quelques passages rocheux faciles) puis repeaux jusqu'au sommet puis à gauche l'entrée de la face nord, entièrement vierge.

L'hiver sous le Petit Charnier. Noter au fond les grandes faces nord du Veyton en conditions patagoniesques.

L'hiver sous le Petit Charnier. Noter au fond les grandes faces nord du Veyton en conditions patagoniesques.

Le Nico sortant de l'arête nord du Grand Charnier

Le Nico sortant de l'arête nord du Grand Charnier

La calotte sommitale

La calotte sommitale

Bon allez, venons-en au vif du sujet. Nous arrivons en-haut de la face nord. L'entrée est "rando" mais semble assez chargée. Etant donnée la largeur et la pente pas extrême (40-45°), je ne suis pas rassuré, pourtant presque résigné à attaquer par une grande droite en prenant ensuite la tangeante si ça décroche. Je n'en dis point mot aux copains. L'ambiance est à la rigolade. Nico (toujours lui) voit cette petite pointe à droite et propose de partir du sommet pour rajouter trois virages. Je les encourage tout en restant à la selle pour les prendre en photo à leur passage. Si nous étions restés au niveau de la selle classique, aurions-nous attaqué droit en-dessous et avec quelle "prudence" ?

Nico envoie de grosses courbes dès le départ

Nico envoie de grosses courbes dès le départ

Nico envoie de grosses courbes dès le départ en restant rive droite puis est obligé de revenir au centre avant le rétrécissement. Il place une traversée appuyée et là... tout part... dessous. On crie pour prévenir et l'animal continue en traversée pour aller se mettre à l'abri sous un petit rocher rive gauche. On observe la coulée disparaître dans le couloir. On distingue l'aérosol au fur et à mesure de la descente ; la zone de départ n'est pas très volumineuse mais ça emporte tout sur son passage. Au bas de la face, ça semble vraiment gros. Et si c'était parti en amont de lui également ? A la vue de la configuration des lieux, l'issue était probablement sans appel. Dans ces couloirs raides, les risques sont souvent dans les élargissements des pentes sommitales et, la plupart du temps, les plaque(ttes) partent sous les skis. Ne généralisons pas car pour le coup, ce sont bien les "billes" 40 cm sous la dernière couche qui semblent responsables du glissement. Avec bien sûr de la cohésion au-dessus. La plaque aurait pu glisser aussi en amont (il en restait encore plus gros à partir). Mais il est clair que descendre un couloir à vue est finalement moins risqué que de le remonter, surtout quand le sommet à cette configuiration évasée. Après analyse du bouzin, l'équipe, refroidie, est prête à abdiquer et à rentrer par un itinéraire bis plus engageant.

La zone de fracture. A gauche, vue du sommet ; au milieu d'un peu plus près (on distingue Yo qui s'est mis à l'abri) et à droite depuis la zone de "repli" avec Régis en train de nous rejoindreLa zone de fracture. A gauche, vue du sommet ; au milieu d'un peu plus près (on distingue Yo qui s'est mis à l'abri) et à droite depuis la zone de "repli" avec Régis en train de nous rejoindreLa zone de fracture. A gauche, vue du sommet ; au milieu d'un peu plus près (on distingue Yo qui s'est mis à l'abri) et à droite depuis la zone de "repli" avec Régis en train de nous rejoindre

La zone de fracture. A gauche, vue du sommet ; au milieu d'un peu plus près (on distingue Yo qui s'est mis à l'abri) et à droite depuis la zone de "repli" avec Régis en train de nous rejoindre

Mais c'est sans compter sur le Nico. Le petit burné (petit par la taille du personnage hein ?) va voir le crux et annonce que maintenant, c'est nettoyé et qu'il semble y avoir un bon grip dans le passage à 50° (ou un peu plus). Les trois autres hésitent toujours, notamment par le risque d'avoir le crux en béton. Et là, c'est la phrase qui tue "Putain les gars, on n'est pas au Nant Blanc là".

C'est vrai quoi. Même en neige béton, on a déjà fait pire et en plus, c'est pas béton. On y va, d'abord prudemment sur le haut. Le crux est finalement pas bien compliqué avec une petite traversée à gauche et on skiera des contre-pentes entièrement poudreuses. Petit passage délicat pour traverser la profonde goulotte générée par le cataclysme puis re-poudre, tout le monde hurlant de plaisir comme en signe de relâchement après le petit moment de tension.

Orgasme dans le cône inférieur

La suite est plus classique et commence par une remontée un peu chaude au Petit Charnier où Yo va nous quitter en coupant au plus court car il a un timing serré pour le retour.

On remonte face au Grand Miceau

On remonte face au Grand Miceau

L'arête nord du Grand Charnier (2561 m) où l'on voit nos traces

L'arête nord du Grand Charnier (2561 m) où l'on voit nos traces

Nous poursuivons donc avec Nico et Régis jusqu'au sommet pour faire le petit couloir nord que je n'avais jamais fait alors que je le connais depuis vingt ans ; à l'époque, il était toujours vierge. Eh bien là, il l'est aussi. On en profite.

Versant est du col de Claran

Versant est du col de Claran

Remontée aux Plagnes ; on distingue le haut de la face nord (à gauche) et l'intégralité du couloir nord du Petit Charnier (2187 m)

Remontée aux Plagnes ; on distingue le haut de la face nord (à gauche) et l'intégralité du couloir nord du Petit Charnier (2187 m)

Une dernière remontée aux Plagnes permet de boucler cette "petite sortie" (1800 m quand même) avec une dernière descente par le Triangle, étonnament poudreux en fin de journée deux jours de soleil après une chute de neige en face ouest à seulement 1800 m d'altitude.

Merci les z'amis pour cette belle sortie et spécialement à toi Nico pour ton enthousiasme inaltéré au fil des années. 

Un "petit" rappel à l'ordre qu'il faudra garder en mémoire.

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 27 Avril 2016

Ce devait être une sortie ski du soir mais entre les désistements des uns et les retards des autres, je laisse tomber, d'autant que le lendemain une "vraie" sortie de ski est déjà prévue.

Je me décide à monter sur la Dent une nouvelle fois, en espérant faire quelques jolis clichés de chamois. Nicolas m'envoie un message à la dernière minute avec la même idée ce qui me motive davantage. Sur le terrain, les chamois seront au rendez-vous, ainsi qu'une belle lumière du soir et l'ami Seb.

Ca monte en baskets malgré la neige, en acceptant les pieds mouillés mais gaffe quand même le matin avec le regel.

De plus en plus de chevreuils dans le secteur ; ici côtoyant un chamois

De plus en plus de chevreuils dans le secteur ; ici côtoyant un chamois

Deux mâles dont un éterlou me semble-t-il

Deux mâles dont un éterlou me semble-t-il

Figés
Figés

Figés

Ca broute

Ca broute

La troupe

La troupe

Le temps de la mue approche

Le temps de la mue approche

Sur fond de Belledonne. Une préférence ?
Sur fond de Belledonne. Une préférence ?
Sur fond de Belledonne. Une préférence ?

Sur fond de Belledonne. Une préférence ?

Sans le fond. Moins beau mais cadrage plus serré

Sans le fond. Moins beau mais cadrage plus serré

Sur l'arête de la Gorgette

Sur l'arête de la Gorgette

Stalactites dans le pas de l'Oeille

Stalactites dans le pas de l'Oeille

Le pas de l'Oeille s'embrase

Le pas de l'Oeille s'embrase

Belledonne s'embrase

Belledonne s'embrase

La Chartreuse s'embrase

La Chartreuse s'embrase

La Crois s'embrase

La Crois s'embrase

La Dent s'embrase

La Dent s'embrase

La Croix plâtrée comme elle ne l'a jamais été de tout l'hiver

La Croix plâtrée comme elle ne l'a jamais été de tout l'hiver

Vue depuis la "chambre"

Vue depuis la "chambre"

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Rédigé par lta38

Publié dans #randonnée sportive, #animaux

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Publié le 27 Avril 2016

On reprend le rythme des balades  version "estivale" avec les filles. On est loin de l'été avec une neige qui ne fond pas en plein après-midi à 1300 m mais le vent est tombé et au soleil la chaleur finit par se faire sentir.

Cette période de l'année correspont aux première jonquilles en moyenne montagne, alors qu'elles sont fanées depuis fort longtemps en plaine. Certaines années (hiver 2013), cette floraison peut se décaler jusque mi-juin sur les secteurs les mieux enneigés mais c'est généralement à partir du premier mai et jusqu'à la fin du mois qu'il faut en profiter.

Direction l'Emeindras mais cette fois-ci, en partant du nord, le col du Coq étant désormais ouvert.

Un moment très agréable avec de beaux contrastes et la chance d'observer durant deux minutes deux chevreuils, de plus en plus nombreux dans le secteur.

Ca commence par un chevreuil très coopératif (image au 200 mm plein format)

Ca commence par un chevreuil très coopératif (image au 200 mm plein format)

Puis une petite marche agréable avec des restes de neige

Puis une petite marche agréable avec des restes de neige

Le plateau de l'Emeindras. Des bouquets de jonquilles et la Dent comme en hiver

Le plateau de l'Emeindras. Des bouquets de jonquilles et la Dent comme en hiver

Les jonquilles, les filles et Chamechaude

Les jonquilles, les filles et Chamechaude

Plan en légère contre-plongée

Plan en légère contre-plongée

De beaux contrastes

De beaux contrastes

Bientôt les gentianes

Bientôt les gentianes

Jonquilles encore

Jonquilles encore

A 1500 m d'altitude, les bourgeons ne s'ouvrent pas encore

A 1500 m d'altitude, les bourgeons ne s'ouvrent pas encore

Crocus tentant une percée

Crocus tentant une percée

Descente par les crêtes de la Faita

Descente par les crêtes de la Faita

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Rédigé par lta38

Publié dans #balade, #animaux

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Publié le 25 Avril 2016

J'aurais presque pu prendre les skis. En acceptant une neige par terrible à skier (un peu croûtasse) et quelques glissés dans l'herbe pour joindre les dernières plaques de neige, j'aurais déchaussé non loin du habert du Coq soit à guère plus de cinq minutes de la voiture, sans doute accessible skis aux pieds le matin même ! A vrai dire, il n'en est pas tombé tant que ça mais avec la répartition due au vent...

Sans doute aussi ma descente à pied du sommet la plus rapide (seize minutes exactement pour rejoindre le parking d'été) tant les conditions étaient bonnes. En revanche, à la montée, ce fut le contraire avec une grosse châle dans les accumulations du pas de l'Oeille.

Et au final, le vent tombant d'un seul coup au coucher du soleil me permettra de rester quelques minutes au sommet sans sortir ni la doudoune, ni la veste Goretex emportées absolument pour rien (tout fait au sous-vêtement merinos).

Et la finalité de cette soirée au-delà du plaisir des yeux et d'un (petit) effort : la série d'images qui suit.

Contrastes hiverno-printaniers

Contrastes hiverno-printaniers

Saut de cabri

Saut de cabri

Chamois à la course devant Belledonne
Chamois à la course devant Belledonne

Chamois à la course devant Belledonne

Les propriétaires des lieux
Les propriétaires des lieux

Les propriétaires des lieux

Chamois sous le pilier sud

Chamois sous le pilier sud

Ambiance hivernale

Ambiance hivernale

Sous le pilier sud ; plan plus serré

Sous le pilier sud ; plan plus serré

Belvédère
Belvédère

Belvédère

L'Oeille sous les derniers feux

L'Oeille sous les derniers feux

Idem

Idem

Coucher du soleil bien au nord de Chamechaude : on va vers l'été

Coucher du soleil bien au nord de Chamechaude : on va vers l'été

La Croix comme je ne l'ai jamais vue durant tout cet hiver

La Croix comme je ne l'ai jamais vue durant tout cet hiver

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Rédigé par lta38

Publié dans #paysages, #randonnée sportive, #animaux

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