Publié le 14 Mai 2017

Peut-être le dernier affût aux tétras car je ne pourrai pas remonter avant la première décade de juin. N'ayant pas goût à aller skier, sans doute en raison des événements de ces derniers jours, je profite de la sortie de la veille pour affiner ma connaissance de ce secteur. J'étais parti pour faire plutôt du foncier mais je laisse cela pour la sortie du lundi soir : les jours sont longs et j'aurai largement de quoi faire du dénivelé.

Retour donc sur ce site de tétras-lyres où je n'étais pas très bien placé la veille. Les repérages (c'est la troisième fois que je viens ici) m'ont montré deux autres endroits favorables. Je vais donc tester l'un des deux.

Arrivé sur place à 4h. Deux réveils en pleine nuit de suite, ça commence à piquer. Ca chante déjà mais ils semblent dans les arbres et éparpillés. Il faut vite monter la tente et s'installer. Tout comme la veille, c'est grâce au GPS, après avoir pointé les emplacements de jour, que je retrouve l'endroit facilement. Sans ces outils, c'eut été plus compliqué.

Trois coqs arriveront sur la place à 4h45 et resteront jusqu'à 7h30 avant de partir subitement. Deux d'entre eux ne bougent pas beaucoup et restent à quarante mètres l'un de l'autre. Le troisième fait la girouette de l'un à l'autre et provoque quelques rixes. Ce n'est pas l'animation de la place en Belledonne que je suis depuis 2013 mais c'est fort sympa et le biotope est vraiment classe.

Je poursuis dans la matinée en me baladant dans le secteur : grâce à mon package ultra light (tout le matos photo dont le trépied, tente affût... bref, tout le sac à dos à 9kg200), je peux naviguer sans trop de souci.

Une matinée de véritable quiétude puisque je ne croiserai pas âme qui vive et n'entendrai aucun bruit de la civilisation (mis à part les avions), chose de plus en plus rare. Et beaucoup de belles rencontres/écoutes : chamois, chevreuil, renards, blaireau, chouette hulotte, chouettes de Tengmalm, marmottes, bécasse des bois...).

5h20. Mon oeil distingue à peine les coqs. Le 6D réussit à faire la mise au point grâce au contraste. Photo complètement sous exposée histoire de ne pas dépasser les 25600 ISO et avoir une vitesse suffisante pour espérer une image à peu près nette au 70 mm (1/6è sec). Retouche LR pour un résultat au bruit dépassant l'acceptable mais j'aime bien l'ambiance qu'elle donne, avec les ombres dues au clair de lune gibbeuse.

5h20. Mon oeil distingue à peine les coqs. Le 6D réussit à faire la mise au point grâce au contraste. Photo complètement sous exposée histoire de ne pas dépasser les 25600 ISO et avoir une vitesse suffisante pour espérer une image à peu près nette au 70 mm (1/6è sec). Retouche LR pour un résultat au bruit dépassant l'acceptable mais j'aime bien l'ambiance qu'elle donne, avec les ombres dues au clair de lune gibbeuse.

Toujours bien bruité en raison d'une sous-exposition. Je suis passé à 12800 ISO pour diminuer le bruit mais en sous-exposant pour avoir une vitesse correcte, il faut ensuite rattraper les ombres ce qui met en valeur le bruit. Du coup, j'ai des doutes sur le choix ISO effectué.

Toujours bien bruité en raison d'une sous-exposition. Je suis passé à 12800 ISO pour diminuer le bruit mais en sous-exposant pour avoir une vitesse correcte, il faut ensuite rattraper les ombres ce qui met en valeur le bruit. Du coup, j'ai des doutes sur le choix ISO effectué.

Ce coq est venu juste devant ma tente. Après s'être à nouveau un peu éloigné, une première image assez propre au 200 mm (seulement) et 8000 ISO. Ca a du bon le plein format.

Ce coq est venu juste devant ma tente. Après s'être à nouveau un peu éloigné, une première image assez propre au 200 mm (seulement) et 8000 ISO. Ca a du bon le plein format.

Ambiance

Ambiance

Le coq de droite

Le coq de droite

Celui qui fait la girouette

Celui qui fait la girouette

Le coq de gauche et la girouette

Le coq de gauche et la girouette

Petite image verticale sympathique avec ce beau pin en arrière plan

Petite image verticale sympathique avec ce beau pin en arrière plan

Droite et girouette durant une explication

Droite et girouette durant une explication

Dans la forêt lointaine...

Dans la forêt lointaine...

Tchou-issschhh !

Tchou-issschhh !

Arrivée du soleil... et déclin des chants

Arrivée du soleil... et déclin des chants

J'aurais dû fermer davantage le diaph pour que le second coq soit moins flou

J'aurais dû fermer davantage le diaph pour que le second coq soit moins flou

La girouette durant son dernier passage

La girouette durant son dernier passage

Pin à crochet

Pin à crochet

Un premier chamois passe
Un premier chamois passe

Un premier chamois passe

Une petite harde suit
Une petite harde suit

Une petite harde suit

Une belle chèvre
Une belle chèvre

Une belle chèvre

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Rédigé par lta38

Publié dans #tétras-lyre, #animaux

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Publié le 13 Mai 2017

On ne peut pas réussir à tous les coups. La technique expliquée ici reste la bonne mais ne marche pas forcément dès le premier repérage. La précédente sortie avait vu un coq venir jusqu'à cinq mètres de la tente. Ce fut encore le cas (exactement au même endroit) aujourd'hui (le même coq, reconnaissable à une marque près du bec) mais cette fois, l'arrivée plus tardive de cinq oiseaux avec combats n'aura pas lieu.

Il semblerait que sur ce secteur, les tétras soient assez éparpillés et bougent pas mal. Selon l'emplacement des poules aussi. Il me reste beaucoup à apprendre sur cet oiseau.

Quelques images de cet affût sympathique partagé avec Thomas et du seul coq venu nous rendre visite à portée de téléobjectif (images au 70-200).

Tétras 2017 (V)
Tétras 2017 (V)
Tétras 2017 (V)
Tétras 2017 (V)
Branché

Branché

Un congénère s'approche... mais n'ira pas plus près

Un congénère s'approche... mais n'ira pas plus près

Le biotope du tétras ici. Une vaste forêt clairsemée de pins à crochets où de sérieux repérages seront nécessaires pour trouver le meilleur emplacement (si toutefois il y en a un)

Le biotope du tétras ici. Une vaste forêt clairsemée de pins à crochets où de sérieux repérages seront nécessaires pour trouver le meilleur emplacement (si toutefois il y en a un)

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Rédigé par lta38

Publié dans #tétras-lyre

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Publié le 12 Mai 2017

C'était mercredi (10/05). On ne pouvait pas laisser échapper cette belle journée printemps et ses températures de saison. Les filles sont partantes pour faire un beau tour à vélo. Je leur vends l'idée de rallier la maison à Chambéry par les chemins agricoles puis les coteaux : si à fort Barraux, les troupes sont épuisées, on reviendra sur la gare de Pontcharra. Le cas contraire, on poursuivra jusqu'à la préfecture savoyarde pour renter en train.

La première partie est connue et n'est pas très intéressante, surtout en semaine où les chemins agricoles de Crolles à La Terrasse sont assez empruntés par les véhicules motorisés. La suite est plus tranquille jusqu'au Touvet et encore plus jusqu'à la Buissière om nous ne voyons pas la moindre voiture. Avec un revêtement bien meilleur sur la chaussée. Il est alors temps de quitter la plaine et de grimper à Barraux. Je ferai deux fois la côte à l'élastique avec Stella puis Emie. Ca passe crème. La suite s'effectue sur de "vraies" routes mais finalement avec peu de trafic. Chapareillan puis les coteaux des Abîmes, sans doute le plus joli de toute la balade. Descente ensuite sur l'Albanne et récupération de la voie verte jusqu'à Barberaz puis Chambéry où la glace nous attend. 4h15 en tout pour 45 kilomètres, pauses comprises (deux petites pour remplir les gourdes et une plus longue pour le goûter). On a même le temps de faire un petit tour dans le centre ville avant de rejoindre tranquillement la gare SNCF (un train toutes les demi-heures en moyenne en semaine avec arrêt à Brignoud). Comme me le dira Stella par un petit message en rentrant après avoir vu les photos sur son iPod : "merci, c'était trop cool !".

Le petit film (avec l'objectif de la gopro bien "cracra")

D'agréables petites routes
D'agréables petites routes

D'agréables petites routes

Chambéry
Chambéry

Chambéry

Retour en train

Retour en train

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Rédigé par lta38

Publié dans #vélo

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Publié le 12 Mai 2017

La vie continue. Inexorablement. Quels que soient les événements. Et c'est bien ainsi. Mais je suis parfois étonné de la manière dont elle continue à trouver son chemin. Il a fallu attendre ce vendredi après-midi pour voir apparaître sur Skitour, le site numéro un consacré au ski de randonnée, la mention du décès d'Olivier Salésiani par un contributeur s'étonnant comme moi qu'elle soit passée sous silence.

Certes, cette tragique disparition et la cérémonie qui l'ont accompagnée aujourd'hui ont été à limage du personnage, dans la discrétion. Oui la vie va continuer et, dans le cas présent, les skieurs de couloir vont continuer à vivre leur vie. Mais avec le départ d'Olivier, c'est toute une histoire du ski de pente raide en Dauphiné qui s'arrête et qu'il ne faudrait pas oublier. C'est souvent grâce à des gens comme lui que nous avons la chance de visiter tel couloir ou telle pente. Car comme dans toute activité, il y a ceux qui découvrent et ceux qui suivent. Loin de moi l'idée de hiérarchiser les uns et les autres, l'essentiel est que chacun y trouve son plaisir et sa manière de se sentir vivant. Mais s'il n'y a pas les premiers, il n'y a pas les suiveurs.

A titre personnel, l'ayant rencontré à plusieurs reprises, ayant même travaillé quelques jours avec lui dans son école (Olivier était enseignant du primaire, tout comme moi) et beaucoup échangé sur notre passion commune en direct ou par l'intermédiaire de l'informatique, il est inconcevable de ne pas lui rendre hommage.

Olivier était un grand skieur. Il collectionnait une à une les grandes lignes du Dauphiné. Que tous ceux qui ont aujourd'hui la chance de parcourir, dans un sens ou dans l'autre, les chourums du Grand Ferrand au Dévoluy aient une pensée pour lui. Car c'est bien lui qui a été le premier à nous le faire connaître. Si, jusqu'à preuve du contraire, j'ai revendiqué jusqu'ici la première descente des deux chourums (avec David Ronayette) en 2009, tout le mérite revient à Olivier pour nous avoir montré la voie en parcourant le trou supérieur avant tout le monde et nous faisant deviner ce qui est devenu une des plus belles lignes des Alpes. Mais ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Thierry, son "frère" de la grande pente, parlera mieux que moi de ce compagnon disparu dans une avalanche lundi 8 mai dans le val d'Escreins sur Camptocamp. On pourra par ailleurs (lien dans le fil ouvert par Thierry) consulter l'impressionnante liste de courses d'Olivier avec qui je m'entretenais encore il y a à peine un mois à propos d'une descente au Garabrut dans le Champsaur.

Un immense skieur nous a quittés. Force à sa famille, ses proches amis. Qu'il en soit remercié pour la voie qu'il nous a montré. Ciao l'artiste.

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Rédigé par lta38

Publié dans #portraits

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Publié le 12 Mai 2017

La suite des couillonnades...

Le début n'était, ma foi, pas si mal et un peu plus réfléchi que les deux papiers précédents. Cela se dégrade par la suite avec l'assimilation de "arrêt de bus = ville" : si vous voyiez l'endroit où a été prise la photo... On ne peut pas faire plus rural avec deux maisons qui se courent après dans les environs de l'abri bus.

La fin est carrément de la psychopathie. Lisez bien jusqu'au bout ; au moins on se marre un bon coup.

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Rédigé par lta38

Publié dans #humeur

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